Nicolas Sarkozy : l'ancien Président est renvoyé en correctionnelle

L'ancien Président a été renvoyé en correctionnelle pour "corruption" et "trafic d'influence" dans l'affaire "des écoutes". En octobre dernier, le parquet national financier avait demandé son renvoi.
Par Ralph Bechani - NP
Publié le 30 mars 2018 à 9:07 Modifié le 30 mars 2018 à 9:40

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Nouveau coup dur pour Nicolas Sarkozy. L'ancien Président a été renvoyé en correctionnelle pour "corruption" et "trafic d'influence" dans l'affaire dite "des écoutes". En octobre dernier, le parquet national financier (PNF) avait demandé son renvoi devant le tribunal correctionnel dans cette affaire.

Un recours en nullité de cette procédure devait être examiné le 25 juin par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris.

La justice le soupçonne d'avoir tenté de faciliter une promotion à un magistrat, Gilbert Azibert, un ancien avocat général à la Cour de cassation, en échange de renseignements sur l'avancée d'une autre procédure liée à l'affaire dite "Bettencourt". 

L'avocat de l'ex-chef de l'Etat, Thierry Herzog, et Gilbert Azibert sont également renvoyé devant un tribunal correctionnel alors que Nicolas Sarkozy a fait savoir par ses avocats dans un communiqué, hier, qu'il contestait son renvoi. 

En septembre 2013, la justice avait fait placer sur écoute deux téléphones utilisés par Nicolas Sarkozy, dans le cadre d'une enquête sur le possible financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007. Là aussi, il a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire le 21 mars dernier.

Les enquêteurs avaient ainsi découvert des conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog. Pour échapper à ces écoutes, l'ancien Président avait utilisait un pseudonyme, celui d'un certain "Paul Bismuth". 

Incongruité judiciaire

Dans un communiqué publié, hier, après l'annonce du renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy, ses avocats annoncent avoir eu connaissance pratiquement en même temps de cette procédure et de sa convocation le 25 juin par la chambre de l'instruction pour examiner sa requête en nullité.

Et de s'interroger, "est-ce parce que Nicolas Sarkozy est partie à la procédure qu’une telle incongruité judiciaire est possible ? Est-ce parce que les deux magistrats anticipent un rejet du recours avant même que la chambre d’instruction ait statué ?" demandent-ils. 

C'est dans ce contexte de défiance avec la justice française que Pierre Haik et Jacqueline Laffont annoncent que l'ancien Président ferait "valoir ses droits" en saisissant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris.

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Ralph Bechani

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2018 © NP | Crédit photo : Tim Brakemeier / picture alliance / dpa / Newscom / MaxPPP



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